Le Laekenois dans les filatures : sentinelle invisible
À partir de la Révolution industrielle, le tissu économique belge repose sur l’industrie textile. Les filatures, souvent situées en périphérie de hameaux, deviennent des lieux sensibles : matières premières onéreuses (laine, lin), machines fragiles, risques de vol ou de dégradation.
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Un gardien de la laine : Le Laekenois est sélectionné pour garder les balles de fibres, parfois en semi-liberté dans l’enceinte même des manufactures (témoignages recueillis dans Les Carnets du Textile, 1911).
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Sentinelle anti-intrusion : À la différence des chiens d’usine allemands, sa discrétion est privilégiée. Aucun dressage agressif : il retient l’étranger par sa présence et sa vigilance, rarement par la morsure.
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Chien d’alerte, pas d’attaque : Plusieurs rapports anciens (Archives communales de Vilvorde) insistent : un bon Laekenois alarme sans provoquer ; il évite l’escalade, prévient le garde ou le contremaître.
Erreur fréquente
Symptôme : imaginer le Laekenois comme un chien naturellement “agressif” ou “chasseur d’hommes”.
Correction : la sélection privilégiait au contraire le calme sous la pression, la capacité d’alerte sans sur-réaction. C’est un atout pour l’éducation moderne (travaux de G.J. de Vroey, 1982).