Aux origines : du cheptel au chien de service
Le berger belge, c’est d’abord une histoire rurale. La race naît à la fin du XIXe siècle, en Belgique, pour répondre à un besoin précis : regrouper, conduire et défendre les troupeaux. Dès 1891, le professeur Reul (École vétérinaire de Cureghem) lance le premier grand programme de sélection (Source : Société Royale Saint-Hubert). Rapidement, on distingue quatre variétés – Malinois, Groenendael, Tervueren, Laekenois – sur des critères de robe, pas d’aptitude.
Leur mission initiale leur impose de :
- Travailler (longtemps) dans toutes les conditions météorologiques
- Prendre des initiatives tout en restant réceptif à l’humain
- Résister au stress et à la pression du bétail
Au début du XXe siècle, la mécanisation de l’agriculture pousse à reconvertir ces lions des plaines. Très vite, on se rend compte que leur énergie, leur rapidité d’apprentissage et leur loyauté exceptionnelle en font de très bons auxiliaires pour la police naissante (1910 pour les services belges et français, Cynodrome de Schaerbeek).
À retenir :
- Le berger belge, c’est l’endurance paysanne + l’intelligence urbaine
- Son histoire s’inscrit dès le départ dans le service à l’homme