Pourquoi deux lignées ? Histoire et enjeux aujourd’hui
Le berger belge – dans ses quatre variétés (Malinois, Groenendael, Tervueren, Laekenois) – fascine par sa polyvalence. Cependant, depuis la fin du XXe siècle, un clivage net s’est consolidé entre lignées dites « de travail » et « de beauté ». Cette distinction n’est pas qu’esthétique : elle impacte la santé, le tempérament, les aptitudes et la vie quotidienne de l’animal… et de la famille qui l’accompagne.
Historiquement, le Standard officiel (FCI – Standard n°15, révision 2001) ne distingue pas les lignées : c’est l’usage (travail sur troupeaux, sports, concours de beauté) qui a progressivement créé deux sélections parallèles. Le phénomène s’amorce surtout depuis les années 1970-1980, et s’est accéléré avec la montée des sports canins et la demande policière/militaire sur le Malinois en particulier (Source : FCI, Club du Chien de Berger Belge, Belgian Shepherd Dog Club of America).
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Lignée de beauté : chiens sélectionnés prioritairement sur leur conformité au standard morphologique, avec grande attention portée à la fourrure, au gabarit, à l’expression et au mouvement.
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Lignée de travail : chiens sélectionnés sur leurs aptitudes fonctionnelles : courage, réactivité, capacité d’apprentissage, endurance, « drive » (envie de faire, à ne pas confondre avec hyperactivité), stabilité nerveuse.
À retenir
- Un même chien ne peut pas être inscrit à la fois en lignée beauté et en lignée travail lors des concours officiels, même s’il est inscrit au LOF/FCI.
- Selon les pays et les clubs de race, la frontière entre les deux n’est pas toujours infranchissable ; en France et en Belgique, la spécialisation est très marquée, surtout pour le Malinois.
- Aucune lignée n’est « meilleure » : le choix doit reposer sur vos besoins et le projet de vie avec votre chien.